Assemblées Générales électives à la FENAPAB: bientôt de nouveaux administrateurs

Assemblées Générales électives à la FENAPAB: bientôt de nouveaux administrateurs

Le vendredi 12 avril 2019, les membres du Conseil d’administration de la FENAPAB se sont retrouvés au siège de cette dernière à Parakou pour la tenue de leur première réunion de l’année. L’importante décision à retenir de ces assises est la tenue prochaine des assemblées générales électives au niveau de la FENAPAB et de tous ses démembrements.

Cette année 2019 connaîtra l’élection de nouveaux membres des conseils d’administration de la FENAPAB et de ses démembrements que sont les Unions Régionales des Coopératives des Producteurs d’Anacarde (URCPA), les Unions Communales des Coopératives des producteurs d’anacarde (UCCPA) et les Coopératives Villageoises des Producteurs d’Anacarde (CVPA). C’est la décision phare qui ressort du dernier conseil d’administration qui a eu lieu ce vendredi 12 avril 2019 dans les locaux de la FENAPAB à Parakou. L’élection de ces nouveaux administrateurs prévue pour les mois de juin, juillet et août 2019 va ainsi succéder à celle de 2016, et ceci, pour respecter la durée du mandat d’un administrateur qui est de trois ans renouvelable une seule fois. Le vote se fera au scrutin secret par les différentes Assemblées générales des CVPA, UCCPA, URCPA et de la FENAPAB elle-même conformément aux dispositions de l’article 27 de ses statuts. Pour rappel, 655 CVPA, 34 UCCPA et 04 URCPA sont concernées par ces élections.

Composition des conseils d’administration de la FENAPAB et des URCPA (11 membres)

  • 01 Président
  • 01 Secrétaire Général
  • 01 Trésorier
  • 02 Responsables aux intrants et à l’équipement
  • 04 Responsables à la Production et à la commercialisation
  • 01 Responsable à la formation et à l’alphabétisation
  • 01 Responsable à la mobilisation sociale et à l’organisation

Composition des conseils d’administration des UCCPA et des CVPA (07 membres)

  • 01 Président
  • 01 Secrétaire Général
  • 01 Trésorier
  • 01 Responsables aux intrants et à l’équipement
  • 01 Responsables à la Production et à la commercialisation
  • 01 Responsable à la formation et à l’alphabétisation
  • 01 Responsable à la mobilisation sociale et à l’organisation

 

Interview du Directeur Régional de l’URCPA Borgou Alibori sur la situation de mévente des noix

Interview du Directeur Régional de l’URCPA Borgou Alibori sur la situation de mévente des noix

C’est un constat unanime et amer que la présente campagne de commercialisation de la noix brute de cajou est difficile à vivre pour tous les acteurs. A ce sujet, certains acteurs nous donnent ici leur lecture de la situation.

1) quelle est votre lecture de la situation actuelle de mévente et de baisse généralisée des prix de la noix de cajou?

La campagne de commercialisation des noix brutes de cajou se déroule de façon exceptionnelle avec des prix très bas, une qualité faible des noix brutes de cajou et l’absence d’acheteurs sur le terrain. Cela concerne aussi bien les acheteurs individuels que les usines locales de transformation. Il faut ajouter à cela la difficulté des partenaires commerciaux à obtenir des fonds suffisants pour les achats au comptant aux producteurs. Notre lecture est que cette situation est engendrée par la hausse continue du prix de la noix de cajou en Afrique de l’Ouest, et particulièrement au Bénin. Mieux, du fait que l’Afrique n’est pas une grande consommatrice de la noix de cajou, elle n’a pas son mot à dire dans les cours mondiaux et se résigne à subir. Pour une meilleure lecture de la situation actuelle, il faut prendre en compte certaines réalités :

  • La disponibilité de produits en côte d’ivoire avec des prix relativement bas et dont la qualité cette année est très proche de celle du Bénin ;
  • L’ouverture des magasins tanzaniens aux acheteurs avec moins de tracasseries et à moindre coût ;
  • La taxe à l’exportation de la noix de cajou qui est de 70 FCFA le kilogramme au Bénin, alors que cette taxe est inférieure à 50 FCFA dans les autres pays
  • La fermeture de certaines usines indiennes et vietnamiennes ;
  • L’endettement de certains partenaires commerciaux du Bénin ;
  • L’utilisation des produits de substitution moins coûteux (pistache par exemple) par les consommateurs d’où la chute du prix de l’amande de cajou au plan international.

 

2) dans l’immédiat, que doit-on faire pour corriger le tir?

Dans l’immédiat, nous n’aurons qu’à contractualiser avec les usines de transformations pour une livraison même à crédit des noix brutes de cajou. Cela peut se faire également avec les structures qui font de l’exportation des noix du Bénin. Nous suggérons également, comme cela est le cas ailleurs, que l’Etat puisse négocier des contrats à l’extérieur en vue de réduire les stocks des producteurs. L’autre possibilité, non encore explorée, est l’acheminement des produits par les coopératives vers les partenaires extérieurs basés à Cotonou. A long terme, il serait intéressant de se tourner vers la production des noix sous certification biologique et Commerce Equitable. La situation préoccupante actuellement est le remboursement des crédits d’entretien et de gestion des plantations alors que les échéances sont déjà proches ou dépassées. Pour rappel, ces crédits sont accordés aux producteurs par les SFD (Système Financier Décentralisé) avant le démarrage de la campagne en vue de leur permettre de disposer de ressources pour l’entretien de leurs vergers et pour d’autres charges afin de les empêcher de brader leur production avant même la récolte.

 

3) aujourd’hui, certains défendent toujours un prix plancher alors que d’autres militent pour un prix plafond. Quelle est votre position? (justifier)

Le prix plancher est plus important. Il s’agit d’une très bonne stratégie pour le gouvernement que de définir un prix plancher. Les irrégularités liées à cette pratique au Bénin est que ce prix n’intègre pas toujours les comptes d’exploitation des acteurs et des tendances à l’internationale. Aussi, il importe de mettre en place un dispositif de stabilisation des prix à l’image de ca que faisait l’ONS. Une structure qui, lorsque les prix sont au-dessus du prix plancher mobilise les ressources pour une stabilisation éventuelle le moment venu. Toutefois, une telle initiative doit être basée sur la réglementation de la filière qui est pour l’instant inexistante, et une parfaite maîtrise des maillons production et achat. Selon moi, un prix plafond n’est pas l’idéal.

 

4) selon vous, quelles dispositions l’Etat et les acteurs de la filière doivent-ils prendre pour éviter pareille situation à l’avenir?

La question précédente met déjà l’accent sur cette dernière. Il est quand même important de souligner que l’interprofession de la filière anacarde au Bénin (IFA-B) doit pouvoir jouer un plus grand rôle. Elle est constituée des quatre familles d’acteurs qui composent la filière à savoir les producteurs, les acheteurs, les transformateurs et les exportateurs. Malheureusement elle manque de moyens et d’autorité. A cet égard, l’appui et le soutien des ministères de tutelle sont nécessaires, car les hommes et femmes qui animent cette interprofession maîtrisent parfaitement la filière et savent mieux que quiconque les leviers sur lesquels appuyer pour garantir de lendemains meilleurs à la filière. IFA Bénin doit être perçue par l’Etat comme un partenaire crédible dans son ambition de faire de la filière anacarde la deuxième filière agricole après le coton.

Editorial du mensuel d’avril 2019

Editorial du mensuel d’avril 2019

Que se passe-t-il avec la filière anacarde au Bénin ? La question mérite d’être posée, car c’est la deuxième année consécutive que la campagne de commercialisation de la noix de cajou ne se déroule pas bien. En effet, l’an passé, nous avions connu une campagne que tous les acteurs ont unanimement qualifié de catastrophique au regard des pertes énormes qu’elle a causées pour bon nombre. Les prix avaient très tôt flambé et tutoyaient les 1000 francs CFA le kilogramme de noix par le fait d’individus de tous genres qui, profitant de l’absence de réglementation dans la filière, avaient provoqué la spéculation et la surenchère dans le marché. La situation s’inversa brutalement avec les prix qui chutèrent en dessous du prix plancher de 650 francs CFA, et les producteurs se sont alors retrouvès avec d’importants stocks de produit qu’ils n’arrivaient plus à vendre parce que les gros acheteurs avaient, entre-temps, quitté le pays. A l’époque, l’Interprofession de la Filière Anacarde au Bénin (IFA-B) avait lancé des cris de détresse en direction des pouvoirs publiques, mais sans suite. Cette année encore, la même « galère » se répète. Déjà en début de campagne, nous observons une chute exceptionnelle des prix qui se situent aujourd’hui entre 150 et 300 francs CFA le kilogramme de noix contre un prix plancher de 400 francs CFA fixé par l’Etat. Soit un gap d’au moins 100 francs CFA par kilogramme qui représente la douloureuse facture que les vaillants producteurs sont en train de payer. Paradoxalement, la demande est demeurée très timide, et des dizaines de milliers de tonnes de noix de cajou sont toujours dans les magasins et autres lieux de stockage, sans oublier les deuxièmes récoltes qui viennent s’y ajouter. Nos investigations nous ont appris que la situation est presque identique dans les autres pays d’Afrique, et que le marché international de l’anacarde serait, entre autres, à l’origine de ce désastre. Nos investigations nous ont également appris qu’ailleurs, l’Etat est intervenu pour prendre des mesures en faveur des acteurs dans le but d’amortir un peu le choc. Aussi, espérons-nous que notre Etat en fera de même afin de soulager les producteurs qui sont, dans leur immense majorité, aux abois. Il y va de l’intérêt de tous, car dans son Programme d’Actions, le gouvernement de notre pays a inscrit la filière anacarde comme deuxième filière agricole à développer avec des objectifs et des résultats précis à l’horizon 2021. Cela commence, aujourd’hui avec des actions concrètes et porteuses de changements positifs dans la filière.

L’ONG CRS et l’URCPA Ouémé Plateau ensemble pour le projet Farmer to Farmer

L’ONG CRS et l’URCPA Ouémé Plateau ensemble pour le projet Farmer to Farmer

L’Ong américaine Catholic Relief Service (CRS) et l’URCPA Ouémé Plateau ont procédé, ce mardi 19 mars 2019 à la Maison Rurale de Kétou, à la signature d’un protocole d’accord de partenariat.

Photo de famille de la délégation de CRS avec les producteurs d’anacarde

Farmer to Farmer, tel est le nom du projet dont les bases ont été jetées ce mardi 19 mars 2019 à travers la signature d’un protocole d’accord de partenariat entre l’Ong américaine CRS, représentée par son Représentant Résident pour le Bénin et le Togo Monsieur Sean GALLAGHER, et l’Union Régionale des Coopératives des Producteurs d’Anacarde des départements de l’Ouémé Plateau (URCPA_OP) représentée par son Président Monsieur Dèkoundé HODONOU. Ce projet vise à « renforcer les capacités des agriculteurs membres et/ou les autres membres du personnel de l’URCPA_OP pour améliorer leurs capacités techniques de production, leurs capacités d’organisation, de gestion et de mise en marché de noix d’anacarde à travers l’assistance techniques d’experts volontaires ». Ces experts techniques sont de nationalité américaine et seront déployés dans le cadre d’affectations structurées à court terme en fonction des Termes de Référence créés pour l’affectation de volontaires. Pour ce qui la concerne, l’URCPA Ouémé Plateau doit identifier les gaps d’assistance technique pour les interventions des volontaires au sein de son  organisation afin de solliciter le soutien nécessaire. Ainsi, pour la première phase, il a été conclu qu’un expert vienne des Etats unis d’Amérique pour appuyer l’URCPA Ouémé dans la rédaction de son Plan de Développement Stratégique. Le projet couvre la période de mars 2019 à septembre 2023

Après signature du protocole d’accord, la délégation de CRS et des élus de l’URCPA Ouémé Plateau ont ensuite mis le cap, d’abord sur la Coopérative Villageoise des Producteurs d’Anacarde (CVPA) de Idigny, ensuite dans la plantation d’anacardiers de 06 hectares du producteur Nadjimou LALOUDE. L’objectif de ces visites est d’évaluer le déroulement des activités de la campagne de commercialisation des noix  au sein de cette coopérative et de voir l’état de la production de nos plantations d’anacardiers.

Le représentant de CRS accueilli par les chants des productrices d’anacarde

Visite d’un site pour la construction d’un magasin de stockage

Production de matériel végétal : 9 234 plantules bientôt disponibles

Production de matériel végétal : 9 234 plantules bientôt disponibles

Une des activités phares de la FENAPAB est la production de matériel végétal de qualité. Dans cette optique, 9 234 plantules sont actuellement en cours de production à son siège à Parakou et seront bientôt disponibles pour les producteurs.

Comme toute culture, l’anacardier a son calendrier cultural, et conformément à ce calendrier cultural, le mois de mars correspond à la période de production des plantules. Depuis le début du mois passé, le processus a bien démarré et suit son cours sous la supervision du Directeur Général de la FENAPAB Monsieur Issiakou MOUSSA. Aujourd’hui, 9 234 plantules dont 5 114 porte-greffes et 4 120 plants issus de semences polyclonales sont produites. Les semences polyclonales sont des semences issues de la pollinisation contrôlée des arbres élites. L’objectif final de ce processus de production est de fournir aux producteurs des plants greffés de très bonne qualité.

Arrosage des plants

Les plants d’anacardier

Le DG de la FENAPAB inspectant les plants