Journée de mise en terre de l’anacardier: la FENAPAB lance la 1ère Edition avec 300 plants greffés

Journée de mise en terre de l’anacardier: la FENAPAB lance la 1ère Edition avec 300 plants greffés

Dans le cadre de la Journée Nationale de l’arbre consacrée au reboisement dans notre pays et pour accompagner l’Etat central dans l’atteinte des objectifs du Programme National de Développement de la Filière Anacarde (PNDFA) dont l’objectif global est « d’augmenter substantiellement la production de noix en passant de 100 000 tonnes par an en 2016 à au moins 200 000 tonnes par an en 2021 dont au moins 50% sont transformées au Bénin », la FENAPAB vient de poser un acte de grande portée. Il s’agit du lancement à Kpassa Gambou, dans la commune de Parakou, de la 1ère Edition de la Journée de mise en terre de l’anacardier qui a réuni du beau monde dont: les élus de la FENAPAB, le personnel technique, les Partenaires Techniques et Financiers, les autoriés municipales et l’inspection forestière du Borgou. Pour cette 1ère Edition, 300 plants greffés ont été mis en terre.

 

La Journée de mise en terre de l’anacardier dont la 1ère Edition commence par la commune de Parakou  est le début d’une belle aventure  que nous voulons pérenne et qui sera répétée chaque année dans une des 35 communes où la FENAPAB est présente. Et conformément à notre vision, chaque site ayant accueilli des plants greffés bénéficiera d’un programme d’entretien et de mise en œuvre des bonnes pratiques agricoles de sorte à devenir une parcelle-école où tout producteur, étudiant ou curieux peut venir apprendre. Cela est possible et cela sera fait grâce à l’implication active de nos démembrements dans chaque commune ainsi que nos Conseillers Agricoles qui y résident

 

Extrait du discours de la Présidente de la FENAPAB

M. Kader TOKO WOROU, Responsable Profi/Enabel

M. Christian-Albrecht MUENKNER, Assistant Technique ProAgri/GIZ

M.Issiakou MOUSSA, DG/FENAPAB

M. Sariki YANTANNOU, Directeur du RUCHER

M. Joseph TOKORE, Chargé de Commercialisation et de Production/FENAPAB

M. Mohamed BARANON, Directeur Régional/URCPA Atacora Donga

M. Juste AMANOUDO, Directeur Régional/URCPA Borgou Alibori

Approvisionnement des usines: difficultés et approches de solutions (Interview du Directeur Régional de l’URCPA Atacora)

Approvisionnement des usines: difficultés et approches de solutions (Interview du Directeur Régional de l’URCPA Atacora)

Lancée le 19 mars 2020, la campagne de commercialisation en ce qui concerne la phase d’achat des noix de cajou auprès des producteurs est quasiment achevée. Dans tout le réseau FENAPAB, les bilans sont faits et les leçons sont tirées pour l’avenir. Acteurs de premier plan dans la réussite de la campagne de commercialisation, les Directeurs des Unions Régionales des Coopératives de Producteurs d’Anacarde (URCPA) de l’Atacora Donga, du Borgou Alibori et de l’Ouémé Plateau nous livrent leurs points de vue sur quelques aspect.

Approvisionnement des usines: difficultés et approches de solutions

M. Mohamed BARANON

Directeur Régional de l’URCPA Atacora Donga

Siège: Natitingou

Il faut par exemple créer des marchés autogérés dans les sociétés coopératives et contraindre par la règlementation tous les acheteurs à passer par les coopératives pour leurs achats

Quels sont les mécanismes actuels d’approvisionnement des usines de transformation ?

Il faut dire que chaque usine de transformation a sa politique d’approvisionnement en matière première (noix brute de cajou). De manière globale nous avons trois types de mécanismes. D’abord, il y a des usines qui ont des collecteurs avec qui ils collaborent directement et qui font des achats pour elles dans les villages contre des commissions. Ensuite, il y a celles qui ont des partenariats avec des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) telles que les nôtres qui produisent le cajou et qui les approvisionnent. Ces OPA sont les UCCPA, les URCPA et la faîtière nationale qu’est la FENAPAB. C’est cette approche qui est avantageuse pour les producteurs d’anacarde et leurs organisations. Enfin, il y a des usines qui se font directement livrer sur leurs sites par des commerçants indépendants qui achètent les noix de cajou sur le terrain.

S’agissant du partenariat entre les transformateurs et les OPA que vous évoquiez, dites-nous-en quoi cette approche est avantageuse pour ces OPA.

Le partenariat avec les usines de transformation permet aux OPA d’avoir un marché d’écoulement sûr pour leurs produits (les noix de cajou) et de limiter les situations de mévente en cas de crise comme nous l’avons connu ces dernières années et beaucoup plus encore cette année avec le Covid-19. Lorsque les OPA sont en partenariat avec une usine, les approvisionnements sont réguliers, la qualité est au rendez-vous et il y a un climat de confiance qui s’installe. On ne se voit que pour rediscuter les termes du contrat, notamment les prix en fonction des tendances du marché et autres.

De façon globale, quelles sont, selon vous les difficultés liées à l’approvisionnement des usines en noix ?

Avant de répondre, je dois préciser que nous avons, d’une part, des difficultés que rencontrent les usines et liées à leur approvisionnement par les commerçants/collecteurs et les producteurs non membres, et d’autre part, les difficultés liées à l’approvisionnement des usines par les OPA que nous sommes. Dans le premier cas, lorsque la demande est forte et la concurrence intense, les usines ont de la peine à s’approvisionner parce que les prix grimpent et elles n’arrivent plus à suivre facilement le rythme du marché. Ce fut le cas en 2016 et 2017 où les prix étaient montés jusqu’à 800 FCFA / kg et avaient affaibli leurs capacités d’approvisionnement. A cette difficulté liée à la volatilité des prix s’ajoutent les contraintes de qualité des noix de cajou qui s’imposent à ces usines et dont les commerçants et les collecteurs se soucient peu, parce qu’en amont, ils achètent des noix de cajou tout venant sans faire le test de qualité. Une pratique qui contribue fortement à la baisse de la qualité des noix de cajou du Bénin parce que les producteurs ne s’efforcent plus de respecter les bonnes pratiques de récolte et post récolte. •S’agissant de la difficulté liée à l’approvisionnement des usines par les OPA, elle est relative à la concurrence déloyale que les collecteurs leur livrent (les OPA) et qui les met dans une position indélicate. Je m’explique : je vous ai parlé plus haut des collecteurs avec qui les usines sont en relation d’affaires dans les villages. Il arrive souvent que ces collecteurs résident dans les villages où existent des coopératives de producteurs d’anacarde qui sont des OPA affiliées au réseau de la FENAPAB. Pour affaiblir ces coopératives, ces collecteurs font de légères augmentations sur le prix du jour de la noix afin de détourner les producteurs et de déstabiliser le dispositif de vente groupée. Or vous savez, ce que les usines versent aux collecteurs comme commissions, c’est souvent la même valeur qu’elles paient aussi aux OPA sous l’appellation frais de gestion lorsqu’elles sont en lien d’affaires. Pour avoir plus de noix que l’OPA, les collecteurs renoncent simplement à une partie de leurs commissions qu’ils répercutent sur le prix d’achat au producteur et le rapport de force tourne en leur faveur. L’OPA n’a pas cette possibilité parce que les frais de gestion que l’usine lui verse ont une clé de répartition bien définie, et jouer au même jeu que les collecteurs mettra à mal tout le dispositif mis en place.

Quelles approches de solutions préconisez-vous pour venir à bout de ces difficultés ?

Les solutions varient d’un acteur à un autre. Mais, d’une manière générale, deux solutions permettront à chaque acteur (le producteur, le commerçant, le transformateur et l’exportateur) de sortir gagnant. D’abord, il faut une règlementation de la commercialisation qui favorise aussi bien les transformateurs nationaux que les producteurs et leurs organisations (coopératives, faîtières). Il faut par exemple créer des marchés autogérés dans les sociétés coopératives et contraindre par la règlementation tous les acheteurs à passer par les coopératives pour leurs achats. A ce propos, il faut dire qu’un travail a été déjà fait dans ce sens avec la structuration des différents acteurs (FENAPAB, CNTC, FENAPAT et CoNEC) et la création de l’IFA depuis 2016. Ensuite, c’est de promouvoir des partenariats durables entre les OPA et les usines en utilisant l’approche cluster. A l’URCPA Atacora Donga, nous croyons fermement à cette approche que nous développons déjà depuis quelques années avec des usines telles que FLUDOR, NASSARA BENIN, AFOKANTAN et TOLARO GLOBAL. Avec cette approche, on aura réglé le problème d’approvisionnement des usines, et en même temps, le problème de financement de la filière. Les producteurs, les transformateurs et les acheteurs auront un accès facile aux crédits tandis que les OPA auront réglé leurs difficultés d’autonomie financière.

Votre mot de fin

La filière anacarde est une filière pourvoyeuse d’emplois et créatrice de richesse sur laquelle il faut que l’Etat centrale mène des politiques pour son émergence. Il faut entendre par là, la règlementation de la commercialisation, la consolidation des liens d’affaires entre les acteurs, la promotion de la transformation, aussi bien des noix brutes que des pommes. Je vous remercie

Production de matériel végétal performant: la FENAPAB forme un pool de 79 femmes greffeuses

Production de matériel végétal performant: la FENAPAB forme un pool de 79 femmes greffeuses

La culture de l’anacardier constitue aujourd’hui une activité en pleine croissance. Les superficies augmentent et le nombre des nouveaux producteurs aussi avec une préférence pour les jeunes plants greffés performants et à haut rendement lors de l’installation des nouvelles plantations. Cette préférence pour ce type de matériel végétal a entrainé une augmentation substantielle de sa demande que les pépiniéristes n’arrivent pas à satisfaire. Pour éviter à ses producteurs membres d’être confrontés à cette insuffisance, la FENAPAB, en partenariat avec le projet GIZ/Comcashew, a décidé de renforcer les capacités de 79 femmes déjà greffeuses en vue de les constituer en pools de prestataires pour appuyer les pépiniéristes.  

 

 OBJECTIF GENERAL

Renforcer les capacités d’un pool de greffeuses de plantules d’anacardier

RESULTATS

  1. 79 pépiniéristes greffeuses sont formés et maitrisent les différentes méthodes de greffage des jeunes plants
  2.  Le répertoire des arbres élites par commune est mis à la disposition des participants
  3. Chaque pépiniériste obtient les pots conformément à sa capacité de production

CONTENU DES SESSIONS DE FORMATION

¨ Comment préparer et prélever le greffon ¨ Rappel sur l’empotage ¨ Technique de greffage par fente terminale ¨ Technique de greffage par placage ¨ Technique d’yeux ou écussonnage  

PERIODE DE DEROULEMENT DE LA FORMATION

               Du 17 au 30 Avril 2020

SITES DE DEROULEMENT

  1. ¨ Parakou au siège de la FENAPAB
  2. ¨ N’dali sur la pépinière BATOUMAGUI
  3. ¨ Savè sur la pépinière Green Planet
  4. ¨ Dassa sur la pépinière de M. Emmanuel ZANNOU
  5. ¨ Savalou sur la pépinière de l’avenir
  6. ¨ Djidja

Vente groupée des noix de cajou : tout le monde est gagnant

Vente groupée des noix de cajou : tout le monde est gagnant

La campagne de commercialisation lancée, tous les producteurs d’anacarde n’ont qu’une obsession : comment vendre rapidement leurs noix de cajou, à un meilleur prix, et rentrer immédiatement en possession de leur argent ? Trois questions essentielles dont les réponses se trouvent dans la vente groupée, un mécanisme de mise en marché des noix de cajou dont la Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde du Bénin fait la promotion dans toutes ses coopératives.             

LES ETAPES DE LA VENTE GROUPEE

Enquête rendement de l’anacarde au Bénin : la FENAPAB forme les agents enquêteurs et lance l’opération

Enquête rendement de l’anacarde au Bénin : la FENAPAB forme les agents enquêteurs et lance l’opération

En sa qualité de maillon chargé de la production au sein de la filière anacarde au Bénin, la FENAPAB a lancé, ce mercredi 15 janvier 2020 dans la salle de réunion de l’hôtel Singapour à Tchaourou, la 2ème enquête consécutive sur le rendement de l’anacarde au Bénin.

Quel est le rendement de l’anacarde au Bénin ? C’est pour répondre à cette question que la FENAPAB a décidé de lancer, pour la deuxième année consécutive, une enquête en partenariat avec la Direction des Statistiques Agricoles et avec l’appui du projet Comcashew/GIZ. Objectif affiché, disposer de données fiables et exploitables. En prélude à cette opération d’envergure nationale, une formation étalée sur trois jours a d’abord été donnée aux agents enquêteurs sélectionnés. Elle s’est déroulée dans la salle de réunion de l’hôtel Singapour à Tchaourou en présence du Directeur Général de la FENAPAB et son staff, des représentants de la Direction des Statistiques Agricoles (DSA), de la Direction Départementale de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (DDAEP) et de l’Agence Territoriale de Développement Agricole Pôle4 (ATDA 4).

« Qui veut aller loin doit savoir mesurer »

C’est par ces mots que Monsieur Serge ABALLO, Chef Service Statistiques et Collecte des Données Végétales, représentant la Direction des Statistiques Agricoles, a commencé son propos pour souligner l’importance capitale que revêtent la collecte des données et la tenue de statistiques dans tous domaines. Car ce sont elles qui nous permettent de prendre des décisions avisées et de ne plus rester au stade de conjectures. La FENAPAB fait un immense bien à la filière en lançant cette enquête, en ce sens que, pendant longtemps, il fallait se référer aux quantités de noix exportées au niveau des différents cordons douaniers avant de faire des estimations sur la production et le rendement.

Mais les données ne valent que si elles sont bien collectées par des agents enquêteurs bien formés

D’où cette formation initiée par la FENAPAB et modulée en sept (07) phases dans le but de partager la méthodologie technique définie pour l’enquête et rappeler à chaque agent enquêteur sa responsabilité dans la qualité des données collectées.

A la fin des trois jours de formation, les vingt-neuf agents enquêteurs sont retournés dans leurs communes respectives munis d’une tablette, d’un GPS et d’un kit de contrôle de qualité des noix brutes de cajou. L’enquête durera quatre mois.

 

Modules

Responsable

Présentation de l’enquête et les phases Chef Service Suivi Evaluation et Capitalisation/FENAPAB Direction des Statistiques Agricoles (DSA)
Présentation sur la méthode d’estimation du potentiel de production Direction des Statistiques Agricoles (DSA)
Présentation sur la méthode d’estimation du rendement Direction des Statistiques Agricoles (DSA)
Technique d’identification des zones de dénombrement Direction des Statistiques Agricoles (DSA)
Présentation du questionnaire Chef Service Suivi Evaluation et Capitalisation/FENAPAB
Exercice pratique Chef Service Suivi Evaluation et Capitalisation/FENAPAB Direction des Statistiques Agricoles (DSA)
Recyclage sur la mesure du KOR Chargé de Production et Commercialisation/FENAPAB
Editorial du mensuel de janvier 2020

Editorial du mensuel de janvier 2020

Une année s’est achevée et une nouvelle vient de commencer. Dans la vie des humains comme celle des institutions, ce passage à une nouvelle année est souvent l’occasion de marquer une pause, le temps de jeter un regard dans le rétroviseur pour faire un bilan et se fixer de nouveaux objectifs. A la Fédération Nationale des Producteurs d’Anacarde du Bénin, nous nous sommes prêtés à l’exercice en passant au scanner l’an 2019. Et à défaut de susciter notre enthousiasme, le bilan qui en est ressorti a tout de même le mérite de nous inciter à la satisfaction pour maintes raisons. D’abord, le grand défi du renouvellement de nos organes de gestion depuis la base (niveau coopérative) jusqu’au sommet (niveau faîtière) a été relevé avec brio. Beaucoup de nouveaux membres ont été élus avec des femmes aux commandes. Ensuite, notre réseau s’est davantage élargi avec la création et l’adhésion à notre réseau de 246 nouvelles coopératives villageoises. Cerise sur le gâteau, une 35ème Union Communale des Coopératives de Producteurs d’Anacarde (UCCPA) a vu le jour à Kandi dans le département de l’Alibori. En conséquence, la superficie totale des plantations de nos membres au cours de l’année 2019 a connu une bonne progression et, grâce aux conseils et formations en Bonnes Pratiques Agricoles donnés par nos techniciens, nos rendements se sont accrus avec une moyenne de 410 kg/ha. Toutes choses confirmées par l’enquête rendement de l’anacarde que nous avons menée sous le contrôle de la Direction des Statistiques Agricoles. Enfin, les relations avec nos partenaires sont restées au beau fixe au cours de l’an 2019 avec d’importants et utiles appuis en notre faveur pour l’exécution de divers projets. Cependant, tout ne peut pas être rose et ce beau tableau comporte aussi ses zones d’ombre où figure en bonne place l’échec répété de la vente groupée. Ce mécanisme de mise en marché des noix brutes de cajou cher à la FENAPAB ne se réalise toujours pas alors qu’il est générateur de revenus pour le réseau. La mobilisation des ressources internes au niveau des démembrements et des producteurs a aussi du plomb dans l’aile. Enfin, tous nos plaidoyers en direction de l’Etat central pour une rétrocession d’une partie des taxes à l’exportation des noix de cajou n’ont pas encore porté leurs fruits. Nos défis pour cette nouvelle année 2020 sont donc là. Il ne nous reste qu’à compléter comme autres défis la structuration continue des producteurs, la bonne gouvernance et la fourniture de services de qualité à nos membres. Un nouveau sprint s’annonce et nous sommes prêts.